C'est un peu comme une veillée funèbre mais pas exactement, pas encore.
A/I ne disparaîtra qu'à minuit, je le sais déjà, nous le savons. Et nous voici toutes et tous à son chevet, à attendre qu'il rende son dernier souffle. Certain.es, trop occupé.es ou trop ému.es, n'ont pas pu ou pas voulu être présent.es, mais nous sommes déjà si nombreux à te tenir la main.
La pénombre règne dans la pièce et dans nos cœurs et si nous ne parvenons pas à tous et toutes nous voir, nous reconnaître, nous savons, sentons, cet esprit qui nous anime. Nous sommes frères et sœurs de cœur, par nos idées et nos valeurs, par tout ce qui nous unit avec toi, autour de toi. Par la connaissance de nos ennemis aussi.
Ils vont – encore une fois – croire qu'ils ont gagné, qu'il t'ont, nous ont, vaincu(es). Mais ils ont tort – encore une fois, comme à chaque fois – car si tu as choisi de disparaître c'est pour nous permettre de survivre, de nous préparer aux combats futurs. L'Histoire le sait que, depuis toujours, les méchants, les fascistes, les racistes, toutes celles et ceux qui croient un instant qu'iels vont pouvoir asservir le monde, tous ceux-là vont de nouveau être défaits comme ils le sont depuis des siècles.
L'Amour de la Liberté est plus fort que tout et, si nous sommes tristes et blessé.es aujourd'hui, nous vaincrons demain, pour toi, grâce à toi A/I.