IELS ont disparu, effectivement, mais c'était un quart d'heure avant minuit.

Ça fait tout drôle cette disparition, brutale bien qu'annoncée depuis plusieurs jours. Un vide, un grand vide et, bien pire encore, la disparition d'un espoir, d'une façon de voir et d'être au monde. Je n'ai jamais “visité le monde”, faute de moyens financiers et de temps, parce que certaines possibilités ne se sont pas présentées. Tout cela ne me manque pas, mes voyages ont toujours été, essentiellement, “intérieurs” mais au moins avais-je la possibilité, le droit, d'aller “là-bas”, de passer les frontières, d'aller à la rencontre des Autres, ces inconnu.es à la fois attirant.es et, parfois oui, inquiétant.es. Et l'on me prive aujourd'hui de cette “simple” possibilité de – simplement – pouvoir découvrir un ailleurs, d'y confronter mes idées préconcues, mes a-priori imbéciles, à d'autres réalités que la mienne.